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Marion, 15 ans, DG de Flashbox GLC


En devenant chef d'entreprise, je veux être responsable de moi-même...

 

Marion

Lycéenne et Directrice générale
Flashbox GLC, Lillebonne 2016

 


 

 

ME_2016_Flashbox_MarionElle voulait être PDG mais s’est trompée dans sa lettre de motivation. Elle est devenue Directrice Générale et s’est trouvée dans ce poste. Rencontre avec une lycéenne au caractère bien trempé qui veut faire Sciences Po pour s’ouvrir toutes les portes, se passionner pour son travail, et être responsable d’elle-même avant tout.

 

 

 

Comment es-tu devenue Directrice générale de la Mini Entreprise Flashbox GLC ?

 

Tout d’abord, j’ai découvert le projet Mini Entreprise lors des journées portes ouvertes du lycée et j’ai tout de suite pensé que l’expérience méritait d’être vécue. D’un point de vue personnel, mais également pour étoffer mon dossier scolaire et m’ouvrir un maximum de portes après le bac. Mais après étude de l’organigramme, je ne me projetais dans aucun service. J’avais peur de me sentir enfermée, restreinte.

 

Puis j’ai remarqué les postes de PDG et DG, qui chapeautaient toute l’équipe, reliaient les services entre eux. C’était ce que je souhaitais : créer du lien. Ainsi, tout au long de l’année, j’ai multiplié les interactions avec l’ensemble de l’équipe : j’ai aidé chacun des services dans les moments de tension, pris des décisions quand il fallait trancher, écouté et conseillé mes collaborateurs…

 

Que t’as apporté cette fonction ?


Honnêtement, au départ, je ne savais pas à quoi m’attendre pour la Mini Entreprise. Je pensais que ça allait être un cours normal, comme un TP de physique que l’on fait sans s’en rendre compte et que l’on oublie ensuite. Mais en fait, ce projet a largement dépassé le cadre des cours. Nous en parlions entre nous, et aux autres. A l’internat, je bossais la veille de la séance hebdomadaire pour la préparer, et le soir suivant pour le bilan de la séance notamment.

 

J’ai découvert mes camarades de classe sous un jour nouveau. Au début de l’année, on se connaissait sous l’aspect copains, jeunes. Ensuite, quand on travaille ensemble, les personnalités se révèlent différemment. Par ailleurs, j’ai d’ailleurs beaucoup appris sur moi-même aussi. Je me suis découvert une vraie motivation : quand je veux vraiment quelque chose, je suis capable de le faire passer avant tout le reste. Mais cette volonté peut se transformer en intransigeance, et je me suis surprise à découvrir mon caractère bien plus trempé que je ne l’aurais cru. Et… j’ai dû tempérer. Pour la résolution de conflit par exemple : l’expérience et l’influence de Salomé, la PDG, m’ont aidé à prendre sur moi, à discuter au lieu de trancher dans le vif.

 

La Mini Entreprise m’a aussi apporté une grande confiance en moi. J’avais une place, un rôle dans l’équipe, des responsabilités. Et comme je suis très à cheval sur le respect de mes engagements, j’ai tenu à les remplir, malgré l’appréhension parfois.

 

Quelle influence a eu ce projet Mini Entreprise sur ton avenir ?


Plus tard, je veux monter ma boite ! Avant, je le disais, mais maintenant, j’en suis sûre ! Je n’ai pas encore de projet défini. Je veux un domaine qui me passionne, pour pouvoir comprendre au mieux les attentes et les besoins de mes futurs clients. Je sais que créer sa boite représente une prise de risque. On investit ses économies, son temps.

 

Mais je préfère être chef d’entreprise et être libre, prendre des décisions et gérer ma vie. Je veux être responsable de moi-même. Après, ce poste n’est pas pour tout le monde. Certaines personnes ne vont pas aimer prendre des décisions, se mettre en danger, d’autres sont aptes à le faire. Je sais maintenant que je fais partie de la deuxième catégorie.