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Marion, 21 ans, PDG au féminin


Si on prend les bonnes décisions, on parvient à se faire reconnaitre...

 

Marion Lequesne

PDG de JED - Jeunes entrepreneurs

 


 

 

Marion_Lequesne_PDG_JedMarion Lequesne, 21 ans, est la PDG de la Mini-Entreprise JED, du Lycée La Chataigneraie de Mesnil-Esnard. A la tête d’un groupe de 25 élèves issus de deux classes de 1er et Tle STMG, elle a su trouver son style et transmettre son dynamisme et sa maturité à l’ensemble de l’équipe.

 

 

 

Comment es-tu devenue PDG de la Mini-Entreprise ?

 

En fait, je ne l’ai pas choisi. J’avais postulé pour la place de directrice du service Marketing mais à l’issue des entretiens de recrutement, les professeurs m’ont proposé le poste de PDG. Je ne m’y attendais pas, et surtout, je ne m’étais pas du tout projetée sur ce type de fonction. Mais le défi m’a intéressée et, malgré ma surprise, j’ai dit oui immédiatement. C’est un poste très complet qui regroupe la gestion de l’ensemble des services. Une excellente préparation pour moi car je souhaite devenir manager après mes études. Un premier pas vers la vie active donc…

 

As-tu rencontré des réticences au sein de la classe ?


Oui, bien sûr. Les membres de mon équipe sont des élèves, comme moi. Ils ne sont pas salariés. Cela me pousse à développer un autre type de management basé sur l’adhésion à mes décisions, plutôt que sur la contrainte hiérarchique. De toute façon, cela correspond plus à mes valeurs. Pour être un bon manager, je pense qu’il faut un minimum de caractère et de charisme. Et si on prend les bonnes décisions, on parvient à se faire reconnaitre par d’autres biais. Comme le respect et l’adhésion notamment.

 

QPense-tu que le fait d’être une femme modifie ta façon de gérer ta Mini-Entreprise ?


Je ne sais pas si la relation aux autres aurait été différente si j’avais été un garçon. Dans les faits, le seul candidat déclaré au poste de PDG était un garçon. Il est aujourd’hui mon adjoint et notre tandem fonctionne bien. Pour ma part, je pense que je ne me projetais pas dans ce poste car je manquais d’assurance. Dans l’inconscient collectif, l’image du PDG reste très masculine. De fait, je me bridais, je ne savais pas ce qu’il fallait faire et ne me reconnaissais pas les compétences pour remplir cette fonction. Avec du recul, aujourd’hui, je suis convaincue de mon potentiel mais il m’a fallu un petit coup de pouce.