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Mini-Entrepreneurs, généreux donateurs

Ce serait égoïste de tout garder pour nous.

Manon Bonet

PDG de Dentibox
Mini-Entreprise du collège René Coty, Auffay, 2012

 

 


 

Selon un sondage, 63% des français jugent les jeunes égoistes. Quoi qu'il en soit, au sein d'EPA Haute-Normandie, les Mini-Entrepreneurs contredisent ces statistiques et se distinguent pas leur générosité en faisant don de tout ou partie de leurs bénéfices à des associations caritatives. 

 

En fin d’exercice, les grandes entreprises cotées distribuent leurs excédents à leurs actionnaires. Les Mini-Entreprises privilégient souvent une voie plus éthique : les associations caritatives.

 

Un don conséquent

Et les sommes versées ne sont pas négligeables : 100 €, soit 5 % du chiffre d’affaire, pour Finland’ises, près de 500 €, ou 1/3 des bénéfices, chez Pom N’Cow, et même 700 €, corres-pondant à la moitié des gains, redistribués par Dentibox. Parfois, la Mini-Entreprise choisit même de reverser l’ensemble de ses bénéfices. Si, par exemple, elle n’a pas gagné beaucoup, au lieu de recevoir un petit chèque chacun, les Mini-Entrepreneurs préfèrent offrir une somme plus conséquente à une association.

 

Un engagement civique

Généralement, le don à l’association est une démarche qui tient au coeur des Mini-Entrepreneurs. “C’est une fierté personnelle et un vrai engagement social”, témoigne Helen Bora, directrice financière de Finland’ises. “Ce serait égoïste de tout garder pour nous, renchérit Manon Bonet, PDG de Dentibox. C’est un juste retour des choses pour nous d’aider les gens dans le besoin. ” Parfois en début d’année, les avis ne sont pas aussi tranchés. Mais les mentalités évoluent avec la maturité acquise avec l’expérience Mini-Entreprise. Et si des désaccords persistent, les débats portent surtout sur le choix des bénéficiaires.

 

 

Des bénéficiaires locaux

Les jeunes, bien implantés dans leurs territoires, se tournent prioritairement vers des associations locales. Ainsi, à Blangy-sur-Bresle, Pom N’Cow a privilégié l’épicerie sociale l’Atelier, domiciliée dans le bourg. A Damville, Ecozado a choisi de verser sa contribution à LAAFI, une association présidée par une professeure du collège. A charge ensuite pour le service communication de réaliser le chèque géant comme dans les vrais galas de charité.